Aline Apostolska

“J’écris, je crois, surtout pour témoigner et transmettre.”

« Je crois que mon espace de travail en témoigne. C’est un espace ouvert, une partie de mon salon, où j’écris à mon bureau (don d’Hélène Dorion…), ou dans le canapé (cadeau de mes fils), ou dans mon lit, en silence généralement, toute la nuit ou toute la journée lorsque je suis dans une phase intensive (spontanée ou obligée parce que j’ai le plus souvent plusieurs livres en cours en même temps) mais je peux tout aussi bien ne pas écrire du tout, pendant de longues semaines (je ne parle pas d’écrire des articles). Je suis profondément solitaire et contemplative, ne rien faire me ressource beaucoup, puis je me mets à travailler énormément, et généralement vite. Dans cet espace ouvert, je peins aussi, m’étant récemment, et sans préavis, mise à la peinture, pour moi-même, ce qui m’est devenu aussi nécessaire que d’aller nager quotidiennement. »

« Quand je m’enferme pour écrire, finalement je me « sens enfermée » et cet état ne me va pas du tout. Alors je peux aussi bien écrire partout, n’importe où, dans un avion, dans la nature, sur la plage, ou dans un café, plus rarement, seulement les jours où je ne parviens pas à me concentrer chez moi et que pour ce faire j’ai soudain besoin de me trouver au milieu des autres. »

Via Mon espace de travail : Aline Apostolska.

Author: m-c

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2 Comments

  1. Ça me rejoint beaucoup, cet extrait. Surtout quand elle dit “je suis profondément solitaire et contemplative” et qu’elle ajoute, plus loin, qu’elle a parfois besoin de se trouver parmi les autres (dans mon cas, je remplacerais parfois par souvent). C’est peut-être pas tellement une contradiction, finalement. Autant c’est frustrant de se sentir incompris, voire jugé, autant ça fait du bien de se reconnaître chez les autres…

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    • je me suis aussi reconnue dans ses mots… Observatrice du monde, me tenant à distance, dans le monde, mais dans ma bulle…

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