Le malheur peut bien attendre

Passer sur Aix, y trouver son travail affiché #gratitude #polaroid #life

La vie peut toujours surprendre.

Une pause dans ma semaine, direction Aix pour prendre un peu de temps sur les terrasses, profiter du soleil, observer la vie à travers les gens qui la vivent.

À peine 10h du matin et les queues de touristes sont déjà afférées à photographier la magie du marché matinal, un mélange de fleurs, d’odeures, de couleures, de gens d’ici et d’ailleurs. Tout ça sous une luminosité unique à cet endroit qui semble capter la lumière de manière surnaturelle.

Le soleil me réchauffe le visage, en plein mois d’octobre. Ressortit mon parka préféré, celui qui ressemble aux vestes que papa a revêtues pendant des années, celui que j’ai demandé en héritage, et j’arbore fièrement une écharpe couleur melon, dans cette ville où les tons pastel sont portés autant par les hommes que les femmes. La coquetterie, sans retenue.

La vie est courte, la vivre à fond veut dire s’aimer assez pour s’offrir du temps, à soi, pour soi.

40 minutes de route, garée par derrière (mon nouveau plaisir et une grande fierté de pouvoir faire ce genre de manoeuvre aisément) et me voilà fesant partit des gens, dans les fleurs, les odeurs, les couleures.

Mon premier arrêt, la librairie Vents du sud. Bouquiner au hasard espérant tomber sur la perle rare. Il y a 2 semaines, c’est sur Jeanette Winterson que je suis tombée. Heureux, fabuleux hasard. Gourmande de récits racontants la vie, observée, ressentie et vécue par d’autres, j’ai dévoré cette biographie en 2 jours.

Ce matin, entre Jean Rouaud et Christian Bobin, j’ai choisi Bobin. Parce que ca se lit bien le temps d’un café. À moins qu’on se décide à écrire un billet.

4,40 Euros plus tard, sur le portique de la librairie une image familière attire mon oeil. Calculs rapides de mon cerveau, oui c’est bien moi, c’est bien une partie de moi qui est là, sur papier, au milieu des gens, hors de moi, dans un espace que je n’occupe pas.

Une de mes photos sur la couverture de la programmation du théâtre Antoine Vitez. Avec mon nom, au complet, sans fautes.

Alors là, il y a le soleil, sa lumière, les fleurs, les odeurs, les gens qui vivent, moi qui suis en vie, les cloches de l’église qui sonnent – le bonheur, tout pur. Tout là. Juste pour moi.

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Author: m-c

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