Convalescence

Je suis en convalescence, une semaine clouée à mon lit, à tenter de ne rien faire pendant que mon dos se rétablit. J’avais pourtant repris mon élan depuis quelques semaines et me demande qu’est ce que j’ai fait pour créer une situation pareille – serait-ce la montagne de choses à faire, montagne créée par nul autre que moi, qui m’a soudainement écrasée?

Ça me semble si bête – mon corps me parle, mais je n’arrive pas à comprendre, déchiffrer ce qu’il essaie de me dire. Je me sens perdue, sans défense, mon corps me laisse tomber et personne pour m’expliquer pourquoi je mérite un tel sort.

Pour revenir en arrière, vendredi après-midi, j’ai un mal de dos explosif et suis forcée de me rendre à l’urgence, moi qui fuis les médecins depuis des années. J’ai dû me laisser ballotter en civière, par ici par là, avec le plafond de salle d’urgence qui défile devant mes yeux comme dans un film. Un deux trois cachets, une piqûre par ci, une autre par là, avant de me rendre compte qu’on me gelait à bloc pour que je sois capable de patienter les 5 heures de douleurs prévues avant la visite du médecin. Chris à mon chevet tout ce temps, moi gelé à bloc, j’ai soudainement plein d’idées et suis on ne peut plus bavarde. Mon corps lui, ne bouge pas, car chaque mouvement créé une décharge de douleur qui me rappelle où je me trouve.

De retour à la maison, avec une belle collection de médicaments – morphine, antidouleurs, anti-inflammatoires – et comme dessert, une boîte de cachets pour contrer les effets négatifs de ce mélange explosif. En ressassant les explications des 2 médecins qui m’ont examinée en 3 minutes, sans voir que j’étais toute croche (littéralement ‘tout croche’ avec le haut de mon corps désaligné de mes hanches), je me dis que je suis laissée à moi même – mieux vaut faire mes recherches et essayer de m’occuper de moi du mieux que je peux.

Le diagnostic est brouillé, peut-être une hernie, peut-être une entorse lombaire. Dans les 2 cas, on me laisse à la maison avec un paquet de pilules colorées, sur une liste d’attente.

J’ai de la chance, déjà aujourd’hui je peux me déplacer plus facilement. Mon corps se rétablit rapidement, et j’ai délaissé les médicaments depuis plus de 48heures. Mon chiro me suit de près, et le plus important, il me réenligne pendant que moi j’ai tout le temps du monde pour méditer et être en tête à tête avec moi même, histoire de trouver où je me laisse tomber, où je m’en demande trop, où je ne suis pas assez tolérante avec moi-même.

À suivre.

Author: m-c

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3 Comments

  1. Ouille. Je te comprends, je souffre de maux de dos débilitants aussi.

    Ce qui m’a beaucoup aidé à diminuer la douleur et les fréquences, c’est de commencer à faire de l’exercice et abandonner les talons hauts.

    Depuis que j’ai à nouveau abandonné l’exercice et recommencé les talons hauts, eh bien c’est revenu. Ouille.

    Bonne chance et prompt rétablissement.
    Bisou.

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  2. Travaillant un minimum de 8 heures par jour assise devant mon ordi, je suis en train de me développer un pincement dans le bas du dos qui, selon ma soeur physiothérapeutre, se changera en méchant lumbago dans 10 ans. Y’a pas de trucs miracle, il faut que je fasse des exercices de prévention, que je me lève souvent et que je fasse attention à ma posture.

    Les maux de dos, le mal du siècle! Je crois qu’ils m’ont donné un wake-up call. Val, tu vieillis! Ton corp commence à montrer des signes de fatigue, et les pièces ne sont pas échangeables!

    Je suis une big-believer comme toi que, lorsqu’on se blesse ou qu’on développe une maladie, c’est une réaction «forcée» vis à vis notre vie qui manque d’harmonie. Je te souhaite un prompt rétablissement et t’envoie mes pensées positives.

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